LibreOffice, OpenOffice : l’avenir de la bureautique open source en 2013

2013 verra apparaître la version 4.0 des deux principales suites bureautiques open source. En effet, l’annonce de la v4 d’Apache OpenOffice a été récemment suivie de l’annonce de la version 4 de LibreOffice.

LibreOffice a décidé de nommer sa prochaine version 4.0 plutôt que 3.7. Cette décision prend en compte l’évolution importante de la suite bureautique depuis ses débuts il y a deux ans avec la sortie de la version 3.3, en réalité la première version pour LibreOffice. LibreOffice 4.0 est attendue pour le premier trimestre 2013.

L’été dernier, LibreOffice avait déjà été le sujet d’annonce d’évolutions majeures puisque la fondation travaille sur une version cloud et une version mobile (sous Android). Cependant, il faudra attendre fin 2013, voire 2014, avant de pouvoir en bénéficier.

Nous suivons régulièrement les évolutions de LibreOffice, laquelle en ses deux ans d’existence a réussi le pari de séduire les organisations que StarXpert épaule dans leur migration.

Un an après avoir accepté de reprendre le projet OpenOffice en tant qu’incubateur, la fondation Apache rompt maintenant le silence en lui accordant le statut de projet de haut niveau. A partir du premier trimestre 2013, la version 4.0 d’Apache OpenOffice intégrera l’interface développée par IBM pour Lotus Symphony, et dont le code a été reversé par IBM. De son côté, IBM déclare renforcer son engagement dans le projet. Son aide sera utile pour intégrer la nouvelle interface. En parallèle, Apache travaille sur une version cloud de sa suite bureautique, et dont la sortie est attendue pour 2013-2014.

StarXpert se réjouit d’autant d’activité au sein des fondations des deux solutions bureautiques, LibreOffice et OpenOffice. En effet, la communauté qui soutient un projet open source est un critère important de son succès. Les organisations qui ont adopté la bureautique libre n’en sont que confortées dans leur choix.

OPAL (OpenOffice Plug-in for ALfresco) pour Alfresco 3.4 maintenant disponible

OPAL, le plugin permettant d’ouvrir et de modifier des fichiers OpenOffice/LibreOffice placés sur un serveur Alfresco, bénéficie d’une nouvelle version, compatible avec Alfresco 3.4, OpenOffice 3.3 et LibreOffice.

OPAL 3.3.1 apporte également des corrections, notamment concernant la modification des méta-données des documents depuis la suite bureautique. Cette nouvelle version corrige aussi la modification des type-mime des fichiers qui posaient des problèmes pour la prévisualisation des fichiers dans Share.

La fonction d’enregistrement des fichiers a été simplifiée afin de proposer un fonctionnement intuitif pour l’utilisateur, en reprenant la logique des fonctions d’enregistrement et de fermeture de document du menu Fichier standard d’OpenOffice.org/LibreOffice.

Ainsi lorsque l’utilisateur utilise la fonction « Enregistrer » du menu OPAL, la copie de travail est mise à jour sur le serveur sans poser de question (pas de création de nouvelle version à cette étape). La copie de travail n’est réintégrée dans le document sur le serveur que lors de la fermeture du document. Une nouvelle version du document sera créée à la fermeture du document seulement.

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Télécharger OPAL pour :

Nouvelle extension MSO Preview : visualiser un document OpenOffice ou LibreOffice dans MS Office… sans MS Office

L’absence de coût des licences OpenOffice.org et LibreOffice permet aux entreprises d’équiper leur utilisateurs d’une suite bureautique à jour de la dernière version, sans grever leur budget informatique. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises utilisent l’alternative bureautique open source. Pour les échanges avec les utilisateurs d’Office, Microsoft a développé des visionneuses–téléchargeables gratuitement–permettant de prévisualiser un document et de s’assurer qu’il sera lisible par MS Office sans erreurs.

StarXpert a développé une nouvelle version de l’extension MSO Preview, laquelle permet de visualiser le rendu d’un document à l’aide des visionneuses, directement depuis LibreOffice ou OpenOffice.org. Cette dernière version de MSO Preview fonctionne sous Windows et maintenant sous Linux, et apporte un certain nombre de correctifs de bugs.

L’utilisation de l’extension MSO Preview sous Linux requiert l’installation préalable de Wine. Il suffit ensuite de télécharger les visionneuses et de les installer, d’installer l’extension MSO Preview et de la configurer pour indiquer le chemin où trouver les visionneuses. La visionneuse affichera alors le document tel qu’il apparaîtra dans Word, Excel ou PowerPoint.

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Télécharger la nouvelle version de l’extension MSO Preview

 

La bureautique payante : le dernier bastion

Évolution du poste de travail

Au fil des années, les utilisateurs ont vu leur poste de travail s’étoffer et intégrer de plus en plus d’utilitaires fournis gracieusement. Parmi les fonctionnalités initialement payantes devenues gratuites on peut citer :

  • le navigateur web
  • le graveur de CD/DVD
  • l’utilitaire de compression
  • le traitement d’image basique
  • le lecteur multimédia

Aujourd’hui, les solutions payantes présentes sur les postes de travail professionnels font partie des catégories suivantes :

  • applications professionnelles
  • progiciels
  • solutions liées à des services (comme les antivirus)
  • solutions d’infrastructure (messageries collaboratives)

Les seules ? Presque.

Exception à la règle

Il reste une exception au principe ci-dessus : le traitement de texte, et, par extension, la suite bureautique. Or ce type d’outil est arrivé à maturité depuis de nombreuses années, les documents produits et la façon de les produire étant restés globalement les mêmes. On s’étonne alors du prix important de la suite MS Office.

Une situation en pleine évolution

OpenOffice.org, arrivé sur le marché il y a dix, propose une alternative gratuite à la suite MS Office. Depuis, les entreprises ayant migré vers OpenOffice.org (et maintenant LibreOffice) ont assimilé le fait que la bureautique fait partie de ces utilitaires du poste de travail fournis par défaut, et sans surcout. Cette approche représente un soulagement important en termes de gestion du parc pour l’entreprise : absence de gestion des licences, dernière version disponible gratuitement et homogénéité du parc installé.

Les acteurs du marché prennent conscience de ce mouvement et chacun y réagit à sa manière :

  • Google propose une suite bureautique gratuite en ligne.
  • Microsoft adapte également son offre pour les professionnels et cherche à transformer Office en solution d’infrastructure autour d’Exchange et SharePoint. Cependant, Microsoft a perdu de son impact et les DSI rechignent aujourd’hui à adopter une politique qui les oblige au tout Microsoft.
  • Pour les particuliers, Microsoft propose de fortes baisses tarifaires et une solution en ligne gratuite comme Google. Pour ceux-ci, il n’est plus question de dépenser des sommes importantes pour acquérir MS Office.

Les solutions en ligne proposées par Google et Microsoft notamment, posent encore des problèmes de couverture fonctionnelle, de connexion, et de confidentialité des données. En revanche OpenOffice.org, relayée par LibreOffice, s’inscrit parfaitement dans le sens de l’évolution informatique.

Une solution pragmatique

Nombre d’entreprises sont parfaitement placées pour migrer vers OpenOffice.org et bénéficier de la gratuité des licences et de l’allègement de la gestion du parc installé. La réussite de leur migration dépend alors du soin qu’elles apporteront à préparer et à exécuter leur projet.

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OpenOffice.org et LibreOffice : où en est-on ?

Dix huit mois bien agités

Début 2010, Oracle rachetait Sun Microsystems. Cet événement a impacté de nombreux projets open source, Sun étant un acteur important dans le monde du libre. Puis, il y a un peu plus de six mois, The Document Foundation et LibreOffice naissaient de la volonté de plusieurs membres éminents de la communauté OpenOffice.org de s’affranchir d’Oracle. Cette initiative a fait grand bruit dans la presse. A terme, seul un de ces deux produits jumeaux pouvait obtenir l’adhésion des utilisateurs.

Les versions 3.3 d’OpenOffice.org et de LibreOffice sont sorties de concert en janvier, LibreOffice démontrant ainsi sa capacité d’action et Oracle présentant une offre commerciale complète autour de la bureautique. Puis le mois dernier, à la surprise générale, Oracle a annoncé son désir de cesser toute offre commerciale concernant la bureautique et de faire d’OpenOffice.org un projet pleinement communautaire. Derrière cette annonce, on est en droit de se demander si Oracle n’a pas décidé de jeter l’éponge devant le succès affiché de LibreOffice.

Des points à éclaircir

L’annonce d’Oracle a laissé certaines zones d’ombre sur ses intentions concernant OpenOffice.org : l’éditeur va-t-il continuer le développement ? Si oui, dans quel cadre ? Oracle veut-il créer une fondation comme AOL l’avait fait avec la Mozilla Fondation ?

Un événement classique dans l’univers des logiciels libres

Ce genre d’événements peut sembler surprenant, voire inquiétant. Pour autant, cela fait partie de la vie des logiciels libres et c’est même là leur grande force. En effet, avec les logiciels propriétaires, les utilisateurs sont tributaires de l’éditeur (tarif, évolution, et fin du produit). Tandis qu’avec l’open source, une communauté a toujours la possibilité de recréer une nouvelle initiative à partir du code source. Cela a déjà été le cas avec des projets libres importants : Netscape / Mozilla, le serveur X11 XF86 / Xorg, pour n’en citer que quelques uns. OpenOffice.org avait d’ailleurs déjà fait l’objet de forks plus ou moins ciblés (NeoOffice, Lotus Symphony, OfficeOne, etc.). Les changements structurels des projets libres sont souvent l’occasion de mettre à plat certaines choses et donnent une bouffée d’air frais aux projets.

La vie sans Oracle : une chance pour OpenOffice.org ?

Sans Oracle, OpenOffice.org et LibreOffice vont vivre une nouvelle étape, et les freins importants que constituait sa mainmise vont être levés :

  • Les développeurs ne seront plus dépendants des choix techniques dictés par l’offre technologique de Sun d’abord, puis d’Oracle
  • Les contraintes notamment légales imposées par Sun/Oracle ne seront plus de mise, ce qui conduira vraisemblablement à la contribution de nouveaux acteurs, éventuellement concurrents d’Oracle.

Faut-il interrompre les initiatives de migration ?

Il pourrait paraître judicieux de mettre en veille les projets de déploiements en attendant que la situation se décante. En réalité, cela risque de faire perdre un temps précieux à l’entreprise :

  • La suite OpenOffice.org/LibreOffice n’est pas menacée, elle est simplement passée aux mains de la communauté
  • Techniquement, LibreOffice et OpenOffice sont identiques et le choix de l’un ou l’autre n’a pas d’impact sur la mise en œuvre, ni sur les futures compatibilités
  • Le choix d’évoluer conduit à des bénéfices dont il serait regrettable de renoncer sans vraie raison

StarXpert se réjouit que les choses bougent dans l’univers d’OpenOffice.org et qu’un vent de renouveau souffle sur la bureautique libre.

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Téléchargez les nouveautés d’OpenOffice.org 3.3 et de LibreOffice 3.3.

LibreOffice : un développeur interwievé

Pour ce deuxième volet, StarXpert interview Cédric Bosdonnat, un développeur particulièrement actif parmi la communauté LibreOffice.

StarXpert : Quel est ton rôle au sein de la Document Foundation ?

Cédric Bosdonnat : The Document Foundation n’existe pas encore en temps qu’entité juridique : je n’y ai donc pas de rôle particulier. Par contre lorsque cela sera mis en place je serai un contributeur. Pour ce qui est de ma contribution, je suis développeur de Writer.

StarXpert : La Document Foundation a maintenant 6 mois, peux-tu nous décrire l’évolution du projet ?

Cédric : Il me semble que les statistiques du nombre de developpeurs / traducteurs parlent d’elles mêmes: http://cedric.bosdonnat.free.fr/wordpress/?p=758

Nous avons un important nombre de contributeurs qui n’étaient pas présents sur le projet OpenOffice.org avant le fork : mi-février, nous comptions 133 nouveaux développeurs depuis le début de l’aventure LibreOffice. Tous ne contribuent pas régulièrement, nous voyons énormément de cas de contributeurs très ponctuels ce qui n’était pas envisageable avec l’assignement de copyright.

StarXpert : Avez-vous atteint votre indépendance dans le développement de LibreOffice ou continuez-vous d’intégrer les évolutions d’OpenOffice.org ?

Cédric : Nous sommes indépendants dans le développement de LibreOffice, mais cela ne nous empêche pas de considerer OpenOffice.org comme un contributeur de LibreOffice. Les modifications de OpenOffice.org sont intégrées périodiquement à LibreOffice.

StarXpert : Quels sont les moyens dont dispose la Document Foundation pour mener à bien le développement de LibreOffice ? Le rachat de Novell risque-t-il de changer son implication dans le projet ?

Cédric : Concernant les moyens de The Document Foundation on peut dire que :

  • l’appel de fond de 50 000 euros pour la création de la fondation a été largement dépassé
  • Novell, RedHat et Canonical travaillent de concert sur LibreOffice, de nombreux développeurs nous rejoignent

Les entreprises souhaitant contribuer financièrement à The Document Foundation et LibreOffice seront rassemblées dans un Advisory Board comme il en existe dans d’autres fondations telle que la Gnome Foundation. Cet Advisory Board conseillera et pourra faire des propositions au Board of Directors de la fondation. La réflexion sur ce sujet est disponible sur le wiki de The Document Foundation:
http://wiki.documentfoundation.org/TDF/Advisory_Board

Le rachat de Novell n’aura pas d’impact sur le développement de LibreOffice à court ou moyen terme. Pour le reste, il faut consulter les oracles 😉

StarXpert : Peux-tu nous en dire plus sur la feuille de route de LibreOffice ? Quid de la réécriture du moteur (abandon de C++ au profit de python ?) et du tableur évoqués dans la presse ?

Cédric : Ces réécritures mentionnées par la presse sont des projets ambitieux à long terme. On ne peux pas dire que ca soit prêt à sortir.

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StarXpert a rédigé pour vous un document présentant en détails les nouveautés et spécificités de LibreOffice 3.3 et illustré de copies d’écrans.

OpenOffice.org 3.3, LibreOffice 3.3 ou Oracle Office : quelle différence ?

La Document Foundation, issue de la communauté d’OpenOffice.org, a décidé en septembre 2010 de s’affranchir de la prédominance d’Oracle dans le projet OpenOffice.org, et de créer une fondation indépendante, The Document Foundation, visant à reprendre le code d’OpenOffice.org et à en poursuivre le développement sous le nom de LibreOffice. Ce groupe a obtenu le soutien plus ou moins marqué d’un certain nombre d’acteurs, parmi lesquels Ubuntu, Red Hat et surtout Novell.

En janvier 2011, est sortie la version 3.3 d’OpenOffice.org, sur laquelle LibreOffice 3.3 se base. Il existe cependant des spécificités propres à LibreOffice et que nous nous proposons de passer en revue dans cet article. Enfin, nous évoquerons les suites bureautiques d’Oracle basées elles-aussi sur OpenOffice.org.

Les spécificités de LibreOffice

Le projet Go-oo, principalement soutenu par Novell, a fourni ses développements et ses ressources (développeurs) au projet LibreOffice et consacre désormais ses efforts à LibreOffice.

LibreOffice propose sa propre identité visuelle en fournissant un jeu d’icône propre pour les modules et les documents, ainsi qu’un jeu d’icônes par défaut différent de celui d’OpenOffice.org.

Module Calc

Dans les options Calc, il est possible de choisir un affichage des références des cellules dans les formules de type L1C1.

Les touches « Suppr » et « Backspace » sont inversées par rapport à OpenOffice.org : [Suppr] efface le contenu, [Retour arrière] ouvre la boite de dialogue de suppression de contenu. Cependant LibreOffice propose une option pour retrouver le comportement d’OpenOffice.org.

LibreOffice propose aussi un nouveau bouton « + » utilisé pour insérer une nouvelle feuille en un clic, identique à la façon dont on ajoute un onglet dans les navigateurs. Ce bouton est invisible en mode lecture seule.

Le tableur de LibreOffice propose de nouveaux styles de bordures de cellules en pointillés (fins ou larges).

Enfin, LibreOffice propose une commande pour masquer ou afficher les lignes de la grille d’une feuille en un clic.

Module Writer

Une nouvelle fonction de Writer permet de créer rapidement des pages de titres, soit à partir de pages existantes soit en insérant de nouvelles pages.

Enfin, le navigateur de document permet de replier/déplier l’arborescence des titres. Sous LibreOffice, l’arborescence des titres se comporte comme une arborescence repliable (avec des boutons pour replier ou déplier les sous niveaux des nœuds).

Fonctions expérimentales

Certaines fonctions jugées trop peu matures sont considérées dans LibreOffice comme des fonctions expérimentales :

  • l’éditeur visuel d’équations pour insérer leur texte directement en mode visualisation
  • l’enregistreur de macro

Il est possible d’activer ou non ces fonctions grâce à une option dédiée

Extensions intégrées dans LibreOffice

LibreOffice intègre quelques extensions sélectionnées par The Document Foundation :

  • Oracle PDF Import
  • Oracle Presenter Console
  • Oracle Presentation Minimizer
  • Oracle Report Builder
  • Solver for non-linear programming (beta)
  • Sun Wiki Publisher

Support technique

Il est possible d’obtenir du support technique de Novell, lequel est fortement impliqué dans le projet LibreOffice.

Les versions spécifiques d’Oracle

Oracle Open Office

Oracle s’est engagé à maintenir le développement d’OpenOffice.org sous licence libre, qui restera l’application principale sur laquelle sera basée une application dédiée aux entreprises, application dénommée Oracle Open Office.

Les principales différences entre Oracle Open Office et  OpenOffice.org sont :

  • La possibilité de déployer des correctifs sous forme de mises à jour (OpenOffice.org nécessite une réinstallation complète)
  • L’intégration de connecteurs pour les solutions :

    • Oracle E-Business Suite et Oracle Business Intelligence Server
    • MySQL

    • MS SharePoint Server

    • Alfresco

  • Un groupe d’extensions développées par Oracle pré-installées (avec OpenOffice.org, les extensions doivent généralement être installées après l’installation) :
    • Oracle PDF Import
    • Oracle Presentation Minimizer
    • Oracle Presenter Console
    • Oracle Report Builder
  • Des outils d’entreprise et d’aide à la migration :
    • un analyseur de documents Microsoft Office
    • un outil qui permet de réaliser des déploiements personnalisés
  • Un support technique intégré (le support technique Oracle est également disponible avec OpenOffice.org)
  • La garantie d’Oracle, notamment contre tout risque juridique (risque parfois évoqué lors de l’utilisation de logiciels libres).

Oracle Cloud Office

Oracle a développé une suite bureautique en ligne basée sur le format OpenDocument.

Cette solution, qui vient juste d’arriver sur le marché, est propriétaire et commerciale. Elle offre la possibilité de disposer d’une solution en ligne hébergée ou installée directement dans les infrastructures de l’entreprise.

Un connecteur dédié peut être installé dans Oracle Open Office ou dans OpenOffice.org pour offrir une bonne intégration et permettre l’accès aux documents édités avec Cloud Office.

Une vidéo est disponible ici.

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StarXpert a rédigé pour vous un document présentant en détails les nouveautés d’OpenOffice.org 3.3, les spécificités de LibreOffice 3.3 et des versions d’Oracle et illustré de copies d’écrans.

Le webinaire « Réussir sa migration vers OpenOffice.org » présente les éléments qui déterminent le succès d’un projet bureautique open source ainsi que la satisfaction des utilisateurs.

LibreOffice est né – pourquoi et comment ?

LibreOffice est né – cela veut-il dire qu’OpenOffice.org est mort ? Pas encore, voire même pas du tout. Cependant, l’annonce de la création de LibreOffice et de la Document Foundation a suscité bien des interrogations auxquelles nous allons essayer de répondre dans cet article.

LibreOffice est un fork d’OpenOffice.org créé sous l’impulsion d’un groupe de leaders de la communauté OpenOffice.org et de Novell, et bénéficiant du soutien de Red Hat, Canonical et Google. L’idée avait déjà été évoquée à l’époque de Sun, cependant le rachat par Oracle a précipité les choses. En effet, la communauté s’est plainte d’un manque de volonté de collaboration de la part d’Oracle, ainsi que d’une main mise de ce dernier sur les décisions concernant le produit.

« The Document Foundation » a été créée pour piloter le fork LibreOffice. De nouvelles règles ont été énoncées, ainsi le code fourni par un développeur lui appartiendra. Il s’agit là d’une évolution importante et bénéfique, puisque le JCA (Joint Copyright Agreement) constituait une gêne à la participation d’autres développeurs au projet OpenOffice.org. Le fork LibreOffice sera principalement basé sur la version d’OpenOffice.org déjà modifiée par Novell : Go-oo. Un noyau de développeurs à plein temps et rémunérés par Novell est complété par des effectifs fournis par Red Hat et Canonical.

On constate que la nouvelle Document Foundation a encore des efforts à faire en matière de communication, puisqu’elle a créé un fork au nom de la communauté OpenOffice.org mais sans concertation avec elle, la communauté ayant appris l’affaire en même temps que tout le monde avec la publication du communiqué de presse.

La communauté francophone assure la continuité et procède aux tests de la version 3.3 d’OpenOffice.org dont la sortie est prévue pour bientôt.

Oracle n’a pas fait entendre sa réaction pour l’instant. La société a en main deux atouts : elle possède la marque OpenOffice.org et emploie les principaux développeurs du projet, un peu plus nombreux que ceux de LibreOffice. Oracle n’a jamais annoncé vouloir faire disparaître OpenOffice.org, au contraire. A moins d’un revirement de la part d’Oracle, il y aura donc deux produits, basés sur la même souche de départ :

  • Oracle OpenOffice.org, piloté et développé par Oracle
  • LibreOffice, piloté par The Document Foundation, développé par Novell principalement pour l’instant

Il reste un autre acteur important a ne pas encore avoir donné son point de vue : IBM, dont la suite Symphony est basée sur OpenOffice.org.

Au final, l’émulation ainsi créée permettra au meilleur des projets d’émerger et de mettre à disposition des utilisateurs la suite bureautique open source la plus performante.