LibreOffice, OpenOffice : l’avenir de la bureautique open source en 2013

2013 verra apparaître la version 4.0 des deux principales suites bureautiques open source. En effet, l’annonce de la v4 d’Apache OpenOffice a été récemment suivie de l’annonce de la version 4 de LibreOffice.

LibreOffice a décidé de nommer sa prochaine version 4.0 plutôt que 3.7. Cette décision prend en compte l’évolution importante de la suite bureautique depuis ses débuts il y a deux ans avec la sortie de la version 3.3, en réalité la première version pour LibreOffice. LibreOffice 4.0 est attendue pour le premier trimestre 2013.

L’été dernier, LibreOffice avait déjà été le sujet d’annonce d’évolutions majeures puisque la fondation travaille sur une version cloud et une version mobile (sous Android). Cependant, il faudra attendre fin 2013, voire 2014, avant de pouvoir en bénéficier.

Nous suivons régulièrement les évolutions de LibreOffice, laquelle en ses deux ans d’existence a réussi le pari de séduire les organisations que StarXpert épaule dans leur migration.

Un an après avoir accepté de reprendre le projet OpenOffice en tant qu’incubateur, la fondation Apache rompt maintenant le silence en lui accordant le statut de projet de haut niveau. A partir du premier trimestre 2013, la version 4.0 d’Apache OpenOffice intégrera l’interface développée par IBM pour Lotus Symphony, et dont le code a été reversé par IBM. De son côté, IBM déclare renforcer son engagement dans le projet. Son aide sera utile pour intégrer la nouvelle interface. En parallèle, Apache travaille sur une version cloud de sa suite bureautique, et dont la sortie est attendue pour 2013-2014.

StarXpert se réjouit d’autant d’activité au sein des fondations des deux solutions bureautiques, LibreOffice et OpenOffice. En effet, la communauté qui soutient un projet open source est un critère important de son succès. Les organisations qui ont adopté la bureautique libre n’en sont que confortées dans leur choix.

OPAL (OpenOffice Plug-in for ALfresco) pour Alfresco 3.4 maintenant disponible

OPAL, le plugin permettant d’ouvrir et de modifier des fichiers OpenOffice/LibreOffice placés sur un serveur Alfresco, bénéficie d’une nouvelle version, compatible avec Alfresco 3.4, OpenOffice 3.3 et LibreOffice.

OPAL 3.3.1 apporte également des corrections, notamment concernant la modification des méta-données des documents depuis la suite bureautique. Cette nouvelle version corrige aussi la modification des type-mime des fichiers qui posaient des problèmes pour la prévisualisation des fichiers dans Share.

La fonction d’enregistrement des fichiers a été simplifiée afin de proposer un fonctionnement intuitif pour l’utilisateur, en reprenant la logique des fonctions d’enregistrement et de fermeture de document du menu Fichier standard d’OpenOffice.org/LibreOffice.

Ainsi lorsque l’utilisateur utilise la fonction « Enregistrer » du menu OPAL, la copie de travail est mise à jour sur le serveur sans poser de question (pas de création de nouvelle version à cette étape). La copie de travail n’est réintégrée dans le document sur le serveur que lors de la fermeture du document. Une nouvelle version du document sera créée à la fermeture du document seulement.

En savoir plus :

Télécharger OPAL pour :

OpenOffice.org et LibreOffice : où en est-on ?

Dix huit mois bien agités

Début 2010, Oracle rachetait Sun Microsystems. Cet événement a impacté de nombreux projets open source, Sun étant un acteur important dans le monde du libre. Puis, il y a un peu plus de six mois, The Document Foundation et LibreOffice naissaient de la volonté de plusieurs membres éminents de la communauté OpenOffice.org de s’affranchir d’Oracle. Cette initiative a fait grand bruit dans la presse. A terme, seul un de ces deux produits jumeaux pouvait obtenir l’adhésion des utilisateurs.

Les versions 3.3 d’OpenOffice.org et de LibreOffice sont sorties de concert en janvier, LibreOffice démontrant ainsi sa capacité d’action et Oracle présentant une offre commerciale complète autour de la bureautique. Puis le mois dernier, à la surprise générale, Oracle a annoncé son désir de cesser toute offre commerciale concernant la bureautique et de faire d’OpenOffice.org un projet pleinement communautaire. Derrière cette annonce, on est en droit de se demander si Oracle n’a pas décidé de jeter l’éponge devant le succès affiché de LibreOffice.

Des points à éclaircir

L’annonce d’Oracle a laissé certaines zones d’ombre sur ses intentions concernant OpenOffice.org : l’éditeur va-t-il continuer le développement ? Si oui, dans quel cadre ? Oracle veut-il créer une fondation comme AOL l’avait fait avec la Mozilla Fondation ?

Un événement classique dans l’univers des logiciels libres

Ce genre d’événements peut sembler surprenant, voire inquiétant. Pour autant, cela fait partie de la vie des logiciels libres et c’est même là leur grande force. En effet, avec les logiciels propriétaires, les utilisateurs sont tributaires de l’éditeur (tarif, évolution, et fin du produit). Tandis qu’avec l’open source, une communauté a toujours la possibilité de recréer une nouvelle initiative à partir du code source. Cela a déjà été le cas avec des projets libres importants : Netscape / Mozilla, le serveur X11 XF86 / Xorg, pour n’en citer que quelques uns. OpenOffice.org avait d’ailleurs déjà fait l’objet de forks plus ou moins ciblés (NeoOffice, Lotus Symphony, OfficeOne, etc.). Les changements structurels des projets libres sont souvent l’occasion de mettre à plat certaines choses et donnent une bouffée d’air frais aux projets.

La vie sans Oracle : une chance pour OpenOffice.org ?

Sans Oracle, OpenOffice.org et LibreOffice vont vivre une nouvelle étape, et les freins importants que constituait sa mainmise vont être levés :

  • Les développeurs ne seront plus dépendants des choix techniques dictés par l’offre technologique de Sun d’abord, puis d’Oracle
  • Les contraintes notamment légales imposées par Sun/Oracle ne seront plus de mise, ce qui conduira vraisemblablement à la contribution de nouveaux acteurs, éventuellement concurrents d’Oracle.

Faut-il interrompre les initiatives de migration ?

Il pourrait paraître judicieux de mettre en veille les projets de déploiements en attendant que la situation se décante. En réalité, cela risque de faire perdre un temps précieux à l’entreprise :

  • La suite OpenOffice.org/LibreOffice n’est pas menacée, elle est simplement passée aux mains de la communauté
  • Techniquement, LibreOffice et OpenOffice sont identiques et le choix de l’un ou l’autre n’a pas d’impact sur la mise en œuvre, ni sur les futures compatibilités
  • Le choix d’évoluer conduit à des bénéfices dont il serait regrettable de renoncer sans vraie raison

StarXpert se réjouit que les choses bougent dans l’univers d’OpenOffice.org et qu’un vent de renouveau souffle sur la bureautique libre.

En savoir plus

Téléchargez les nouveautés d’OpenOffice.org 3.3 et de LibreOffice 3.3.

OpenOffice.org : Oracle interviewé

Le blog de StarXpert s’enrichit d’interviews d’acteurs du monde documentaire open source.

Notre premier invité de marque est Gilles Gravier, Open Source Director for Public Sector chez Oracle. Gilles nous parle d’OpenOffice.org et de l’ensemble de l’offre bureautique d’Oracle.

StarXpert : Plusieurs mois se sont écoulés depuis l’acquisition de Sun par Oracle. Avec le recul, quel a été l’impact de cette acquisition sur un produit comme OpenOffice.org ?

Gilles Gravier : Tout d’abord, il faut se souvenir que lors du processus administratif de l’acquisition, Oracle avait promis de continuer à développer OpenOffice.org, et même d’y consacrer plus de ressources que Sun ne l’avait fait auparavant. Regardons un peu ce qui, depuis, c’est passé autour d’OpenOffice.org.

Le développement a continué de progresser. Le premier résultat a été la sortie d’OpenOffice.org version 3.3. On constate l’intérêt stratégique d’OpenOffice.org pour Oracle puisque quand la version 3.3 est sortie, elle a été disponible en version libre, téléchargeable librement sur http://www.openoffice.org/ (ceci ne change, et ne changera pas dans le futur), mais aussi, basé sur le même binaire, est sortie une version commerciale appelée Oracle Open Office Enterprise Edition. Celle-ci comporte le même produit open source à son cœur, mais intègre en plus des fonctionnalités d’entreprise (connecteurs vers des outils comme MySQL, SharePoint, Alfresco, Oracle E-Business Suite, et Oracle Business Intelligence Server) ainsi qu’une offre de support, qui la destinent vraiment à l’usage en entreprise

Mais cela ne s’arrête pas là, puisque la version 3.4 est déjà disponible en version Alpha sur le site OpenOffice.org afin de permettre aux utilisateurs de tester les futures fonctionnalités que nous sommes en train d’y introduire.

StarXpert : Comment Oracle a-t-il fait évoluer l’offre autour d’OpenOffice.org ?

Gilles Gravier : Parmi les évolutions, Oracle propose des contrats de support pour votre suite bureautique open source préférée. Ainsi, si vous utilisez OpenOffice.org et que vous souhaitez avoir du support de la part de l’éditeur d’OpenOffice.org, vous pouvez souscrire à un contrat Oracle Premier Support pour le produit open source OpenOffice.org et avoir la même qualité de support que pour les autres produits d’Oracle.

StarXpert : Est-ce qu’OpenOffice.org va rester open source ?

Gilles Gravier : Bien sur ! C’est même l’élément clé de son succès, c’est pourquoi cela va continuer. Le modèle de développement change un peu, mais les mécanismes de contribution, eux, n’ont pas changé. Cela se fait toujours depuis le site http://www.openoffice.org/ (et en particulier sur http://contributing.openoffice.org/). La licence de OpenOffice.org reste LGPL v3.

En parallèle, l’offre Oracle autour du format ODF va s’étendre, aussi par des produits non open source. Par exemple avec l’arrivée de Oracle Cloud Office. Ce produit vient compléter l’offre OpenOffice.org par une version dans le cloud. Cette version pourra être hébergée dans votre informatique, ou chez un hébergeur. Elle permet d’éditer, partager, accéder à ses documents depuis un navigateur web, et dans une certaine mesure depuis un mobile iPhone ou Android. Plus besoin de transporter un PC lourd pour pouvoir utiliser ses documents.

OpenOffice.org 3.3, LibreOffice 3.3 ou Oracle Office : quelle différence ?

La Document Foundation, issue de la communauté d’OpenOffice.org, a décidé en septembre 2010 de s’affranchir de la prédominance d’Oracle dans le projet OpenOffice.org, et de créer une fondation indépendante, The Document Foundation, visant à reprendre le code d’OpenOffice.org et à en poursuivre le développement sous le nom de LibreOffice. Ce groupe a obtenu le soutien plus ou moins marqué d’un certain nombre d’acteurs, parmi lesquels Ubuntu, Red Hat et surtout Novell.

En janvier 2011, est sortie la version 3.3 d’OpenOffice.org, sur laquelle LibreOffice 3.3 se base. Il existe cependant des spécificités propres à LibreOffice et que nous nous proposons de passer en revue dans cet article. Enfin, nous évoquerons les suites bureautiques d’Oracle basées elles-aussi sur OpenOffice.org.

Les spécificités de LibreOffice

Le projet Go-oo, principalement soutenu par Novell, a fourni ses développements et ses ressources (développeurs) au projet LibreOffice et consacre désormais ses efforts à LibreOffice.

LibreOffice propose sa propre identité visuelle en fournissant un jeu d’icône propre pour les modules et les documents, ainsi qu’un jeu d’icônes par défaut différent de celui d’OpenOffice.org.

Module Calc

Dans les options Calc, il est possible de choisir un affichage des références des cellules dans les formules de type L1C1.

Les touches « Suppr » et « Backspace » sont inversées par rapport à OpenOffice.org : [Suppr] efface le contenu, [Retour arrière] ouvre la boite de dialogue de suppression de contenu. Cependant LibreOffice propose une option pour retrouver le comportement d’OpenOffice.org.

LibreOffice propose aussi un nouveau bouton « + » utilisé pour insérer une nouvelle feuille en un clic, identique à la façon dont on ajoute un onglet dans les navigateurs. Ce bouton est invisible en mode lecture seule.

Le tableur de LibreOffice propose de nouveaux styles de bordures de cellules en pointillés (fins ou larges).

Enfin, LibreOffice propose une commande pour masquer ou afficher les lignes de la grille d’une feuille en un clic.

Module Writer

Une nouvelle fonction de Writer permet de créer rapidement des pages de titres, soit à partir de pages existantes soit en insérant de nouvelles pages.

Enfin, le navigateur de document permet de replier/déplier l’arborescence des titres. Sous LibreOffice, l’arborescence des titres se comporte comme une arborescence repliable (avec des boutons pour replier ou déplier les sous niveaux des nœuds).

Fonctions expérimentales

Certaines fonctions jugées trop peu matures sont considérées dans LibreOffice comme des fonctions expérimentales :

  • l’éditeur visuel d’équations pour insérer leur texte directement en mode visualisation
  • l’enregistreur de macro

Il est possible d’activer ou non ces fonctions grâce à une option dédiée

Extensions intégrées dans LibreOffice

LibreOffice intègre quelques extensions sélectionnées par The Document Foundation :

  • Oracle PDF Import
  • Oracle Presenter Console
  • Oracle Presentation Minimizer
  • Oracle Report Builder
  • Solver for non-linear programming (beta)
  • Sun Wiki Publisher

Support technique

Il est possible d’obtenir du support technique de Novell, lequel est fortement impliqué dans le projet LibreOffice.

Les versions spécifiques d’Oracle

Oracle Open Office

Oracle s’est engagé à maintenir le développement d’OpenOffice.org sous licence libre, qui restera l’application principale sur laquelle sera basée une application dédiée aux entreprises, application dénommée Oracle Open Office.

Les principales différences entre Oracle Open Office et  OpenOffice.org sont :

  • La possibilité de déployer des correctifs sous forme de mises à jour (OpenOffice.org nécessite une réinstallation complète)
  • L’intégration de connecteurs pour les solutions :

    • Oracle E-Business Suite et Oracle Business Intelligence Server
    • MySQL

    • MS SharePoint Server

    • Alfresco

  • Un groupe d’extensions développées par Oracle pré-installées (avec OpenOffice.org, les extensions doivent généralement être installées après l’installation) :
    • Oracle PDF Import
    • Oracle Presentation Minimizer
    • Oracle Presenter Console
    • Oracle Report Builder
  • Des outils d’entreprise et d’aide à la migration :
    • un analyseur de documents Microsoft Office
    • un outil qui permet de réaliser des déploiements personnalisés
  • Un support technique intégré (le support technique Oracle est également disponible avec OpenOffice.org)
  • La garantie d’Oracle, notamment contre tout risque juridique (risque parfois évoqué lors de l’utilisation de logiciels libres).

Oracle Cloud Office

Oracle a développé une suite bureautique en ligne basée sur le format OpenDocument.

Cette solution, qui vient juste d’arriver sur le marché, est propriétaire et commerciale. Elle offre la possibilité de disposer d’une solution en ligne hébergée ou installée directement dans les infrastructures de l’entreprise.

Un connecteur dédié peut être installé dans Oracle Open Office ou dans OpenOffice.org pour offrir une bonne intégration et permettre l’accès aux documents édités avec Cloud Office.

Une vidéo est disponible ici.

En savoir plus

StarXpert a rédigé pour vous un document présentant en détails les nouveautés d’OpenOffice.org 3.3, les spécificités de LibreOffice 3.3 et des versions d’Oracle et illustré de copies d’écrans.

Le webinaire « Réussir sa migration vers OpenOffice.org » présente les éléments qui déterminent le succès d’un projet bureautique open source ainsi que la satisfaction des utilisateurs.

OpenOffice.org 3.3 et ses nouvelles fonctionnalités

OpenOffice.org 3.3 est en RC, ce qui est l’occasion pour nous de mettre en avant les améliorations qui nous paraissent les plus intéressantes.

Barre de recherche commune

Common Search Toolbar

Cette fonctionnalité correspond à une demande fréquente des utilisateurs qui souhaitent pouvoir effectuer rapidement une recherche plein texte dans un document. C’est maintenant possible grâce à la nouvelle barre d’outil de recherche. Celle-ci contient un champ de saisie ainsi que deux boutons « suivant » et « précédent ».

Protection des documents renforcée dans Writer et Calc

Increased Document Protection in Writer and Calc

Writer and Calc proposent maintenant deux niveaux de protection des documents. Il est toujours possible de sauvegarder un document avec un mot de passe pour que les utilisateurs non autorisés ne puissent lire le contenu du document. Il est maintenant également possible de protéger un document contre les modifications du document. Ainsi, le contenu peut être mis à la disposition d’un groupe d’utilisateur en lecture seule, tandis qu’un autre groupe d’utilisateurs peut à la fois lire et modifier le document. Cette fonctionnalité est compatible avec la protection des documents présente sous Microsoft Word et Excel.

Feuille de calcul d’1 million de lignes

Les feuilles de calcul de Calc supportent maintenant 1,048,576 (1 million) de lignes au lieu de 65,536. Cette fonctionnalité ne concerne peut être pas le commun des mortels mais est très demandée par les scientifiques

Nouvelles options pour l’import de CSV (Comma Separated Value) dans Calc

New Options for CSV (Comma Separated Value) Import in Calc

Deux nouvelles options sont disponibles pour l’import de fichiers CSV contenant des données séparées par des caractères spécifiques. Ces options permettent de déterminer si les données seront importées en tant que texte, si Calc doit automatiquement détecter les formats numériques, y compris les formats numériques spéciaux tels que dates, heures et caractères scientifiques. Cette détection dépend des paramètres de langue choisis. Cette amélioration s’ajoute au fait que l’import de fichier csv de Calc est déjà plus souple que celui de MS Office dans le choix du caractère délimiteur.

Insérer des objets de dessin dans les graphiques

Insert Drawing Objects in Charts

La fonctionnalité de création de graphiques est améliorée avec le support du dessin d’objets. La barre d’outils de dessin permet d’insérer des formes simples telles que des lignes, rectangles, et boîtes de texte ainsi que des formes plus compliquées comme les cubes, symboles, flèches, étoiles… Les objets dessinés peuvent être modifiés par le biais de plusieurs boîtes de dialogue, lesquelles sont accessibles par le menu contextuel. Les polices de caractères et le formatage du texte peuvent également être modifiés.

Modification manuelle des paramètres des clés primaires des bases de données

Jusqu’à présent, lorsque Base était connecté à une base de données par le biais d’un pilote ODBC, JDBC, ou ADO, il appliquait une méthode heuristique pour déterminer si la base de données supporte les clés primaires. Il arrivait que la méthode heuristique échoue. Aussi, depuis la version 3.3, il existe une option permettant de déclarer le support de la clé primaire de manière explicite. Lorsque les paramètres sont activés, Base part toujours du principe que la base de données supporte des clés primaires, quel que soit le résultat de l’analyse heuristique.

Amélioration de l’interface d’impression

New Easier to Use Print Interface

La boîte de dialogue d’impression a été complètement revue pour la rendre plus accessible et efficace. Une prévisualisation intégrée permet de vérifier l’apparence d’un document à imprimer, et tous les paramètres appropriés peuvent être sélectionnés depuis cette même boîte de dialogue, y compris le nombre de pages, le groupement des pages à l’impression, les objets à imprimer ou à cacher, l’ordre des pages, les pages multiples et plus encore.

Options supplémentaires pour modifier la casse

Depuis la version 3.3, il existe des options supplémentaires pour changer la casse d’une portion de texte sélectionnée. En plus de pouvoir passer de tout en minuscules à tout en majuscules et vice versa,  il est maintenant possible de faire en sorte que la première lettre d’une phrase soit une majuscule, que toutes les lettres soient en majuscules, ou d’inverser la casse existante.

Modifications des paramètres par défaut des graphiques

Plusieurs paramètres par défaut des graphiques ont été changés : taille des graphiques et police plus grandes, absence de bordure, meilleur rendu en 3D et plus encore.

Onglets de feuilles Calc de différentes couleurs

Colored Sheet Tabs in Calc

Une couleur différente peut maintenant être attribuée à chaque onglet correspondant à une feuille différente dans Calc, en bas à gauche de la fenêtre. Il s’agit là d’une fonctionnalité très demandée par les utilisateurs.

IBM met à jour Lotus Symphony

La version 3 de Lotus Symphony, la suite bureautique gratuite d’IBM fondée sur l’application open source Openoffice, est disponible au téléchargement pour les trois plates-formes Windows, Mac et Linux.
IBM n’avait pas publié de nouvelle version depuis la version 1.2 en juin 2009. La suite présente toujours son interface utilisateur spécifique, assez différente de celle d’OpenOffice.org, et notamment une gestion des documents ( texte, tableau ou présentation ) dans plusieurs onglets d’une même fenêtre.
Parmi les nouveautés de Lotus Symphony 3 :
  • la prise en charge des macros Visual Basic
  • la prise en charge des objets OLE Office 2007,
  • le support du standard ODF 1.2,
  • la possibilité d’intégrer des fichiers audio et vidéo dans les présentation,
  • une barre latérale où sont regroupées plusieurs actions différentes et les options disponibles
A noter qu’IBM travaille aussi sur le projet Concord, une sorte de Lotus Symphony en ligne également basée sur le code d’OpenOffice.org.
La liste complète des nouveautés de Lotus Symphony 3 est détaillée ici, tandis que la copie d’écran ci-dessous permet découvrir son interface utilisateur :

Opal 3.1.4 est disponible

Opal (OpenOffice Plugin pour ALfresco), l’extension développée par StarXpert pour permettre d’accéder à Alfresco depuis l’interface OpenOffice ou vice versa, est maintenant disponible en version 3.1.4. La dernière version d’Opal organise les espaces et documents par ordre alphabétique depuis la boîte de dialogue d’ouverture, ne crée plus de nouvelle version d’un document si aucun changement n’a été effectué et corrige un bug d’ouverture des fichiers contenant « :// »

Opal est disponible sur la forge Alfresco.

Un dictionnaire à la fois moderne et classique

Jusqu’à présent, OpenOffice offrait le choix d’installer un dictionnaire dit « Classique » (l’orthographe que la plupart d’entre nous ont appris à l’école) ou bien « Réforme » (suite à la réforme de l’orthographe de 1990, que peu utilisent : sans accents circonflexes, etc.). Le défaut du dictionnaire classique étant de contenir des orthographes quelquefois un peu désuètes.

Or voici que vient de paraître le nouveau dictionnaire « Moderne », contenant une forte dose de « Classique », avec une pincée de « Réforme » pour les mots qui sont entrés dans l’usage.

Le bon choix ! Il sera intégré dans OpenOffice 3.3 et se télécharge ici.

Tirer partie d’OpenOffice dans Alfresco

Un besoin souvent relevé par nos clients consiste à pouvoir modifier automatiquement un document bureautique au cours de son cycle de vie dans Alfresco. Cette fonctionnalité peut être utile pour par exemple insérer dans le document des informations saisies par l’utilisateur dans un formulaire Alfresco, ou pour changer un libellé représentant l’état du document, ou encore pour insérer le nom des utilisateurs ayant validé le document, etc.

Par défaut, l’installation d’Alfresco comprend une installation d’OpenOffice, afin de permettre la conversion de documents bureautiques (MS Office ou OpenOffice) en documents PDF. Il est alors aisé de tirer partie de cet OpenOffice déjà présent pour lui faire effectuer d’autres tâches, telles que les modifications de documents mentionnées ci-dessus.

Dans l’exemple suivant, la modification va être déclenchée depuis une action proposée à l’utilisateur sur un document. L’interface Web utilisée est celle d’Alfresco Explorer.

Notre action va être déclarée dans le web-client-config-custom.xml. Le bean spécifique est lui un bean JSF à déclarer dans un faces-config-custom.xml :

<managed-bean>
<description>
The bean that connects to OpenOffice
</description>
<managed-bean-name>openOfficeConnection</managed-bean-name>
<managed-bean-class>net.sf.jooreports.openoffice.connection.SocketOpenOfficeConnection</managed-bean-class>
<managed-bean-scope>session</managed-bean-scope>
</managed-bean>
<!-- Config JSF pour le bean -->
<managed-bean>
<description>
The bean that use OpenOffice
</description>
<managed-bean-name>MyOpenOffice</managed-bean-name>
<managed-bean-class>starxpert.openoffice.bean.MyOpenOffice</managed-bean-class>
<managed-bean-scope>session</managed-bean-scope>
<managed-property>
<property-name>connection</property-name>
<value>#{openOfficeConnection}</value>
</managed-property>
<managed-property>
<property-name>nodeService</property-name>
<value>#{NodeService}</value>
</managed-property>
<managed-property>
<property-name>mimetypeService</property-name>
<value>#{MimetypeService}</value>
</managed-property>
<managed-property>
<property-name>fileFolderService</property-name>
<value>#{FileFolderService}</value>
</managed-property>
<managed-property>
<property-name>contentService</property-name>
<value>#{ContentService}</value>
</managed-property>
</managed-bean>

A noter : l’ajout du bean net.sf.jooreports.openoffice.connection.SocketOpenOfficeConnectionqui permet d’obtenir facilement la connexion à OpenOffice. Ce bean est d’ailleurs utilisé par Alfresco dans son traitement des transformations PDF.

Ensuite, il reste à écrire le code Java effectuant les transformations souhaitées sur le document. L’exemple fourni ici effectue les opérations suivantes :

  • obtenir la connexion Openoffice
  • accéder au document (au nœud) depuis lequel l’action a été appelée
  • récupérer le contenu du nœud en tant que document OpenOffice
  • sauvegarde le document modifié dans le nœud d’origine

Le code de la modification via OpenOffice n’est pas repris ici, car il dépend de la modification souhaitée.